Médecine Traditionnelle Chinoise

La MTC et la médecine occidentale ne parlent pas de la même chose

Vous connaissez la scène :

Un dîner entre amis, un samedi soir.

Quelqu’un mentionne l’acupuncture, un traitement qui l’a soulagé…

Et immédiatement, la question tombe. Toujours la même : « Oui, mais est-ce que c’est scientifique ? »

La médecine moderne et la MTC ne se contredisent pas.

La médecine moderne demande : « Quel est le mécanisme ? » Elle décompose le tout en parties pour comprendre chaque partie avec la plus grande précision possible.

La MTC demande : « Quel est le terrain ? » Elle cherche le déséquilibre, la dynamique, la relation entre les systèmes. Elle ne décompose pas ; elle relie.

La MTC excelle exactement là. Elle voit le fil entre des symptômes que la spécialisation sépare.

Elle entend dans le pouls ce que les analyses ne mesurent pas.

Mais elle a ses propres limites, et il faut les nommer avec la même honnêteté.

  • Elle ne voit pas une tumeur.
  • Elle ne dose pas une hormone.
  • Elle ne remplace pas un antibiotique face à une infection sévère.
  • Elle n’a pas la précision de l’imagerie pour un diagnostic structurel.

Et quand le corps est en danger immédiat (une hémorragie, un infarctus, une fracture ouverte), c’est la médecine moderne qui sauve, pas le pouls ni l’aiguille.

D’après Esther ChenChronique du Su Wen

Citons le Docteur Nguyen Van Nghi

« Dans une maladie infectieuse, la pénétration d’un micro-organisme sera considérée comme secondaire. La cause véritable est antérieure : une faiblesse de l’énergie de l’homme ayant permis l’attaque de l’organisme. »

Le rôle de l’acupuncture est de renforcer les défenses naturelles de l’organisme de façon à créer un terrain défavorable au développement du germe.

Certaines affections microbiennes graves doivent justifier l’emploi de médicaments, mais devraient être traitées parallèlement par l’acupuncture car comme l’indique le proverbe chinois :

« Tuer l’intrus n’est pas refermer la porte. » Les aiguilles, elles, se proposent de la refermer en ré-équilibrant le sujet.